Rencontre avec Lucie Hervé, Coordinatrice Campus Sain et durable pour l’alliance EU GREEN, coordinatrice du projet Get Active 2026

7 minutes

Quand l’activité physique devient un levier de lien social à l’échelle européenne.

Depuis 4 ans , l’Université d’Angers s’appuie sur Kiplin pour mobiliser sa communauté autour de défis d’activité physique. Une initiative née pendant la crise sanitaire qui a progressivement pris une dimension internationale grâce à l’alliance européenne EU GREEN. 

Lucie Hervé, coordinatrice Campus sain et durable pour l’alliance EU GREEN à l’Université d’Angers, revient sur cette collaboration et sur les bénéfices observés auprès des participants. 

Une première expérience lancée pendant la crise sanitaire…

L’histoire entre l’Université d’Angers et Kiplin débute en 2021, en pleine période de Covid-19. Face aux confinements successifs et aux restrictions de déplacement, Laurent Bordet, vice-président de l’université en charge de la vie des campus, recherchait une solution capable d’encourager les étudiants et les personnels à rester actifs malgré un contexte particulièrement contraint. 

C’est dans cette démarche que Kiplin a été identifié comme une solution pertinente. L’objectif était alors simple : proposer un challenge autour de l’activité physique afin d’inciter les participants à marcher davantage, tout en recréant du lien social à une période où les interactions étaient fortement limitées. 

« À l’époque, nous ne savions pas du tout si les participants adhèreraient au projet », se souvient Lucie Hervé. 

Le succès a pourtant été immédiat. Le challenge a permis aux participants de sortir davantage, de pratiquer une activité physique régulière et surtout de renouer avec une dynamique collective grâce à la création d’équipes et aux échanges entre participants. 

Fort de cette première expérience réussie, l’université a renouvelé l’opération à plusieurs reprises. L’édition d’avril 2026 marque ainsi la quatrième utilisation de Kiplin par l’Université d’Angers. 

EU GREEN : une alliance européenne engagée

L’alliance EU GREEN rassemble aujourd’hui neuf universités européennes autour de projets communs liés à la durabilité, à la santé et à la coopération internationale. L’Université d’Angers en est l’unique représentante française.

Lorsque l’idée d’étendre le challenge à l’échelle européenne a émergé, seules sept des neufs universités participaient au projet. Année après année, l’engagement des établissements s’est renforcé jusqu’à réunir aujourd’hui l’ensemble des neuf universités partenaires. 

Cette dimension internationale apporte une richesse particulière au challenge, notamment grâce aux échanges interculturels entre participants et à la présence de contenus traduits dans 5 des langues parlées au sein de l’alliance : français, anglais, espagnol, italien et allemand. 

Pourquoi avoir choisi Kiplin ?

Pour l’Université d’Angers, le choix de poursuivre l’aventure avec Kiplin s’est imposé naturellement. 

La première raison est simple : les premières éditions ont rencontré un véritable succès. Les résultats obtenus ont démontré la capacité de la plateforme à mobiliser durablement les participants tout en répondant aux objectifs fixés par l’université. 

Mais au-delà de cette réussite initiale, Kiplin offre également une grande souplesse dans l’organisation de challenges multi-établissements. 

La plateforme permet notamment : 

  • d’organiser des compétitions entre universités ; 
  • de créer des classements internes au sein de chaque établissement ;
  • d’identifier les meilleures équipes ; 
  • de valoriser les participants les plus engagés. 

Cette flexibilité a facilité le passage d’un projet local à un challenge européen impliquant plusieurs milliers de participants potentiels. 

Une édition 2026 placée sous le signe de la santé et de l’environnement

Pour l’édition 2026, l’alliance EU GREEN a choisi de placer le challenge sous une thématique générale mêlant santé physique, mentale et environnement, thèmes qui sont chers à l’alliance.

Comme l’explique Lucie Hervé, il ne s’agissait pas d’un thème très spécifique mais plutôt d’un fil conducteur permettant de rassembler les universités autour de valeurs communes. 

Les éditions précédentes avaient déjà exploré d’autres thématiques fédératrices, comme les Jeux Olympiques en 2024 ou encore la santé mentale lors d’une édition antérieure. 

Au-delà du thème annuel, l’ambition reste toujours la même : créer du lien entre les universités partenaires grâce à une activité physique collective accessible à tous. 

Des objectifs multiples, au niveau local comme européen

Au sein de chaque université, il s’agissait avant tout de favoriser les rencontres et les échanges entre participants. La création d’équipes devait permettre aux étudiants, personnels enseignants/chercheurs et personnels administratifs de partager des moments conviviaux autour de la marche et de développer une dynamique collective. 

À l’échelle de l’alliance européenne, l’objectif était plus large : renforcer les liens entre les neuf universités partenaires et faire émerger une véritable communauté européenne. 

L’enjeu dépassait largement la seule pratique sportive. Il s’agissait également de recréer du lien social après une période marquée par l’isolement et la diminution des interactions humaines.

Des résultats à la hauteur des attentes…

Pour Lucie Hervé, les objectifs ont été pleinement atteints. 

L’un des principaux facteurs de réussite a été l’utilisation du chat intégré à la plateforme. Tout au long du challenge, les participants ont partagé des messages, des photos, leurs parcours de marche et de nombreuses expériences personnelles. 

Des participants de toutes les universités publiaient régulièrement des photos des lieux qu’ils découvraient lors de leurs promenades. Le même phénomène a été observé dans les autres pays partenaires, générant un grand nombre d’échanges et de conversations. 

Ces interactions ont permis de créer des liens entre des personnes qui ne se connaissaient pas auparavant et de développer un véritable sentiment d’appartenance à une communauté européenne. 

« Le chat a été très vivant pendant toute la durée du challenge », souligne-t-elle.

Une mobilisation de toute la communauté universitaire

Le challenge était ouvert à l’ensemble de la communauté universitaire. 

Étudiants, personnels administratifs, enseignants et enseignants-chercheurs pouvaient tous participer à l’aventure. 

Si certaines universités ont davantage communiqué auprès des étudiants et d’autres auprès des personnels, la volonté commune était de favoriser la participation du plus grand nombre et de créer des échanges entre des profils variés. 

Une expérience utilisateur particulièrement appréciée

Le retour d’expérience de Lucie Hervé est très positif, notamment concernant l’animation du challenge.

Selon elle, le rythme proposé par Kiplin constitue un véritable point fort. Tout au long de l’événement, les participants bénéficient régulièrement de nouvelles animations qui maintiennent leur intérêt et leur engagement. 

Les concours photos ont notamment rencontré un grand succès auprès des participants. 

Le chat reste néanmoins l’élément le plus marquant de l’expérience. Il a permis à des participants issus de différentes universités européennes de découvrir les habitudes, les paysages et le quotidien de personnes vivant dans d’autres pays. 

« Cet aspect a été super chouette et a vraiment très bien fonctionné », résume Lucie Hervé. 

Selon elle, la plateforme favorise efficacement les échanges interculturels et contribue à rapprocher les communautés universitaires européennes. 

Une collaboration appelée à se poursuivre…

Forte de cette expérience positive, Lucie Hervé se dit tout à fait disposée à partager son retour d’expérience avec d’autres établissements souhaitant mettre en place un projet similaire. 

Elle n’hésiterait pas à recommander la solution et reste ouverte à d’éventuels témoignages ou échanges avec de futurs partenaires intéressés par ce type d’initiative. 

Pour l’Université d’Angers, le challenge Get Active 2026 a démontré qu’un projet mêlant activité physique, santé et coopération internationale pouvait devenir un puissant outil de cohésion, aussi bien au sein des établissements que entre les universités européennes. 

En réunissant étudiants et personnels autour d’un objectif commun, Kiplin a contribué à renforcer les liens humains tout en encourageant l’adoption de comportements favorables à la santé et au bien-être.

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