Octobre Rose en entreprise : ce que 6 organisations ont vraiment fait (et les résultats)

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Octobre Rose, beaucoup d'entreprises veulent "faire quelque chose"

Octobre Rose, beaucoup d’entreprises veulent « faire quelque chose ». Peu savent quoi. Et encore moins mesurent l’impact réel de ce qu’elles font. Cet article rassemble six exemples concrets d’entreprises qui sont allées au-delà du T-shirt rose  avec les chiffres, les témoignages et les erreurs à éviter.

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Pourquoi le T-shirt rose ne suffit plus ?

Chaque année, octobre arrive. Chaque année, les mêmes initiatives : une communication interne, quelques affiches dans les couloirs, peut-être un gâteau rose à la cafétéria. Le problème n’est pas l’intention. Le problème, c’est que ça ne mobilise personne durablement.

Les collaborateurs ont besoin d’être acteurs, pas spectateurs. La sensibilisation qui fonctionne vraiment, c’est celle qui engage le corps, le collectif et l’émotion. Un chiffre à garder en tête : faire du sport réduit de 20% le risque de développer un cancer du sein.
Ce n’est pas un slogan c’est ce que rappelle Christine Fabresse, Présidente du Directoire de la Caisse d’Épargne CEPAC, quand elle explique pourquoi elle a rejoint le challenge de marche de son entreprise avec 500 collaborateurs.

La sensibilisation la plus efficace, c’est celle qui change un comportement.

6 entreprises, 6 façons de se mobiliser

  • Le groupe BPCE : 71 500 € reversés en marchant

Le Groupe BPCE a lancé le challenge national #Générose : marcher pour faire un don.
8 923 participants au total, dont 541 de la Caisse d’Épargne Grand Est Europe.
Résultat : 71 500 € reversés à l’association Ruban Rose et aux associations locales.

Ce qui a fonctionné : transformer chaque pas en acte concret de solidarité.
Les collaborateurs ne marchaient pas pour « bouger »  ils marchaient pour financer la recherche.
La nuance change tout en termes d’engagement.

  • La Perle des Dieux : 3 688 462 pas en 10 jours

Du 4 au 14 octobre, 40 collaborateurs répartis en 8 équipes de 5 ont compté leurs pas via l’application Kiplin (à pied ou à vélo) en soutien à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest. 3 688 462 pas. Soit 2 581 km. Au-delà du chiffre, ce que l’entreprise retient : « ce défi nous a permis de nous retrouver et de partager des moments en dehors de la vie professionnelle. » La cohésion d’équipe comme effet secondaire (très) positif.

  • Cerfrance Ardèche : 12 millions de pas et une belle métaphore

29 jours. 49 participants. 14 équipes. 12 009 759 pas au total (soit trois fois la distance Paris-New York à vol d’oiseau )
Ce que le challenge Rosember a produit chez Cerfrance Ardèche : une moyenne de 8 451 pas par joueur par jour, bien au-dessus des recommandations santé habituelles. Et surtout, des collaborateurs qui ont changé leurs habitudes de déplacement quotidien le temps du défi et parfois après.

  • Urssaf Centre-Val de Loire : Paris-New York aller-retour pour la bonne cause

130 participants. 25 équipes. 2 semaines et demie.
16 300 000 pas. 11 400 km. L’équivalent d’un aller-retour Paris-New York.
L’objectif des 10 millions de pas fixé en amont ? Largement dépassé.

Ce qui distingue cette initiative : la double thématique. Le comité RSO a associé Octobre Rose et Movember dans un même challenge, sensibilisant aux cancers féminins et masculins (prévention, surveillance, dépistage).
Une approche inclusive qui a élargi l’adhésion bien au-delà du seul mois d’octobre.

  • BUT : 1 000 joueurs, 66 670 km, un don à l’Institut Curie

BUT a proposé le challenge Rosember à ses équipes.
Plus de 1 000 joueurs mobilisés. 95 243 368 pas. 66 670 km parcourus.
Un don à l’Institut Curie en faveur de la recherche.

Ce qui frappe dans ce cas : l’échelle. Sur une grande enseigne de distribution avec des collaborateurs dispersés géographiquement, le format digital d’un challenge de marche a réussi là où les animations physiques locales échouent — créer un sentiment d’appartenance nationale autour d’une cause commune.

Les équipes en tête du classement ont même donné des noms : « Les soutifs de Plaisir », « Les Roses en beurre », « Les pas par là ».
L’humour comme vecteur d’engagement, c’est souvent sous-estimé en RH.

  • Heineken France : 308 participants, coureuses et marcheuses mélangées

Sur deux semaines, 308 collaborateurs ont participé au challenge Kiplin avec un objectif simple : faire le maximum de pas pour gagner des points transformés en dons. Ce qui a fonctionné : l’absence de barrière à l’entrée. Certains couraient. D’autres marchaient. La règle était la même pour tout le monde  chaque pas comptait, quel que soit le rythme. Une logique d’inclusivité qui explique un taux de participation élevé.

Ce que disent celles (et ceux) qui l'ont vécu

« Je ne suis pas une grande sportive, mais j’adore marcher, m’aérer le corps et l’esprit. Résultat ? 52e équipe sur 783 engagées, 292e en individuel sur 3 253 marcheurs ! »

Ce témoignage dit quelque chose d’essentiel : le challenge de marche n’est pas réservé aux sportifs. Il est conçu pour tout le monde et c’est précisément ce qui en fait un outil de mobilisation collective efficace.

« Je me suis rendue compte que par ce défi, ce sont aussi toutes ces femmes sous traitement anti-cancéreux qui se battent pour faire quelques pas, et pour qui 1 000 pas, c’est déjà énorme. »

La prise de conscience que décrit Linda est exactement l’objectif d’une bonne sensibilisation : changer le regard, pas seulement informer.

« À titre perso, je voulais prouver que même en étant sous traitement d’un cancer métastasé, il est tout à fait possible d’être actif. À la motivation individuelle, on apporte la force du collectif. »

Ce témoignage est rare. Il dit en une phrase ce que beaucoup de dispositifs RH cherchent pendant des années à produire : le sentiment que chacun a sa place dans le collectif, quels que soient ses capacités ou son contexte de vie.

Ce que ces initiatives ont en commun

En analysant ces six cas, trois facteurs reviennent systématiquement dans les initiatives qui fonctionnent.

1. Un objectif collectif visible et mesurable
Pas « bougez plus ». Mais « ensemble, on vise 10 millions de pas pour financer tel projet ».

L’objectif chiffré et partagé crée une dynamique de groupe que l’incitation individuelle ne produit pas.

2. Un lien direct entre l’effort et l’impact 

Quand les collaborateurs savent que leurs pas se transforment en euros reversés à la recherche, le sens du défi change complètement.

Ce n’est plus du sport d’entreprise  c’est de la solidarité active.

3. Une plateforme qui efface la complexité organisationnelle

Dans tous ces cas, l’entreprise n’a pas eu à gérer la logistique sportive, les inscriptions, les classements ou les dons.

Une application a centralisé tout ça  et l’équipe RH a pu se concentrer sur la communication et l’animation.

Ce que disent les données Kiplin sur l'impact réel

Au-delà des chiffres de participation, les données d’usage montrent ce que ces challenges produisent concrètement sur les collaborateurs :

  • 55% déclarent que Kiplin les a aidés à changer leurs habitudes de vie
  • 23% se sentent plus efficaces au travail
  • 25% se sentent davantage faire partie d’une équipe au sein de leur entreprise
  • 85% souhaitent poursuivre l’expérience après le challenge

Ces chiffres ne parlent pas d’Octobre Rose spécifiquement.
Ils parlent de ce qu’un mois de défi collectif peut déclencher sur le long terme.

Conclusion : Octobre Rose mérite mieux qu'une communication

Le cancer du sein touche 1 femme sur 8 en France. Dans une équipe de 50 personnes, la probabilité est réelle que certaines collaboratrices soient directement concernées ou leurs proches.

Organiser un challenge Octobre Rose, ce n’est pas cocher une case RSE. C’est créer un espace où le collectif se mobilise pour quelque chose qui dépasse le travail quotidien. Où la sportive et la non-sportive marchent ensemble. Où la collègue sous traitement trouve de la force dans l’équipe.

Les entreprises qui l’ont fait le disent toutes : l’impact va bien au-delà du mois d’octobre.

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